Embobinoiz (Copulum Vol. 1)

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about

Présentation de la compil' par Monsieur Loyal :

Depuis les temps reculés que nous autres Embobineurs en bramons d'impatiente bouillie l'ultime et nécessaire issue de cette fichtre coagulation de quelques unes de ces transes inénarrables qui ont illuminées nos nuits de lune engrossées de soleils pulvérisés, depuis les âges farouches que nous en conspirons l'urgence, depuis que nous enregistrons méthodiquement les foudres écorchées des fadas qui viennent fondre d'amour dans l'arène de notre Théâtre de Fortune, les voilà, ces quelques flèches soniques arrachées au chaos, soutirées aux fosses oublieuses où ces moments magiques d'ordinaire se décomposent, quelques pépites d'or dur live sélectionnées parmi ces tonneaux de trompettes hirsutes qui ont fait trembler les murs de l'Embob' et parcourent encore nos peaux de cymbales de doux frissons tressés de bombes, mine de rien quelque chose qui décape l'oreille comme une bonne méningite, 28 morceaux choisis parmi les fièvres frelatées de quelques 555 soirées campées entre janvier 2006 et février 2010 ; la voici donc enfin notre première compilation, *l'Embobinoïz Copulum Vol Hume One*, un petit tas de notes à l'échelle du Multivers, mais un grand pas pour nous... 

JUST BIT THE FUCK !

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Article paru dans un journal (Ventilo - Marseille) :

"Editée et produite directement dans ses (grands) locaux, la compilation, son emballage et son livret gothique/trash sérigraphiés signent une entrée dans l’édition par une porte dérobée : éditée à peu d’exemplaires et distribuée par des réseaux alternatifs (via le Dernier Cri, les artistes maison en tournée ou directement dans la salle), elle est conforme à la politique de la micro-édition.

Une fois le disque inséré dans la platine, le premier point commun entre ces extraits live et les soirs de concert boulevard Bouès est évident : le bruit. A cet égard, le jeune musicien Bex montre bien l’ambivalence du son « Embobineuse » : ni « métalleux » ni purement chercheur, il se situe dans cette zone indéfinie qu’on qualifie généralement de « bruitiste » (« noise »), et qui rassemble en réalité tous les amoureux du larsen n’ayant jamais laissé tomber la mélomanie ni le souci de l’acoustique. Des mélomanes déjantés en somme. Traversant indifféremment de nombreux styles musicaux, de l’électro festive ou minimaliste au très parodique « cabaret rock’n’roll » en passant par le doom d’Anal Batros, qui fait agiter la tête et gronder les cordes vocales, Embobinoiz Vol Hume One témoigne également d’un soutien de la salle à la scène locale (Karine Dumont, Binaire). Malgré toutes les perversions positives qu’elle abrite et qui la motivent, l’Embob’ reste pourtant avant tout un lieu de découvertes musicales sans restrictions de style ou d’origine. Ainsi, le morceau de clôture est un très long extrait d’un concert de Jean Louis, éminent trio jazz-rock parisien (voir les encadrés Jazz sur la Ville, ci-contre). En tant que document témoin, Embobinoiz rappelle que le spectateur-type aura dû accepter d’évoluer au sein d’un environnement sombre et hypnotique, où l’originalité, l’étrangeté et l’ivresse constituent un cocktail percutant, quoique déstabilisant. C’est dans l’air et les groupes invités n’y échappent pas : le plus souvent, l’Embob’ révèle leur côté destroy et rock’n’roll, torturé — ce que l’on pourra aisément constater dans tous les styles représentés ici. A l’image du morceau d’Ancient Myth, groupe de hip-hop américain très respectable : le chanteur y est au bord de la suffocation. Désorientés, les artistes s’improvisent très souvent gourous, en donnant dans la messe (noire) psychédélique. Mais le public des habitués n’est pas innocent dans l’histoire…
 
A la fois savants et embués par les volutes dont ils abreuvent leurs esprits curieux, les « embobinés » sont à l’image du Monsieur Loyal de la salle, Félix Fujikkoon : l’esprit pointé vers un certain nirvana sensuel ou intellectuel, ils marchent sur un fil ténu, se jouant d’un gouffre métaphysique latent. Le poète Charles Pennequin, intervenant aussi dans la compilation, y donne une description très précise de « l’embobiné » : « C’est son intimité… mais il la maîtrise pas. Il voudrait taper sans taper, jouer son instrument mais sans jouer, mais ça l’emmerde, de taper, de frapper, parce qu’il sait qu’y a rien à comprendre… » Ce que répète à sa façon Compagny Fuck : « Fire walk with us » (« Le feu marche avec nous », inspiré du sous titre du film Twin Peaks, Fire walk with me). Concluant le disque, System Dream raconte un rêve et semblerait presque exposer le véritable dilemme de l’Embobineuse, si on se prêtait au jeu du détournement : « Quand on le relâche, il s’enfonce dans le marais et ne peut plus nager. C’est atroce. (…) Dans les chiottes, je remarque qu’on peut visionner des films en super 8. (…) Je me sens terriblement fatigué. (…) Je ne sais plus dans quel monde il faut rester… » Ainsi, que vous soyez un initié ou non, les soirées de l’Embobineuse constitueront toujours, malgré tout, une épreuve physique, mentale et/ou morale, dont on ignore s’il convient d’y prendre goût ou pas…"

Jonathan Suissa.

credits

released April 3, 2013

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